jeudi 7 juillet 2011

LG fait bon ménage avec le Logiciel Libre

On a souvent tendance à dire dans le milieu industriel qu'introduire du libre dans un produit est contraignant, alors voici une petite histoire sur une application «classique» d'intégration du libre et qui montre que finalement ce n'est pas la mer à boire !

C'est l'histoire de gens qui en avaient marre de passer l'aspirateur. Ça prend du temps, c'est contraignant, bref, c'est pas une chose que l'on apprécie (certains disent qu'ils aiment ça mais bon je ne dois pas en côtoyer dans mon entourage proche). Un jour ces gens ont entendu parler de robots aspirateurs. En bons technophiles, ces gens se renseignèrent sur un modèle qui ait des caractéristiques techniques (et une visibilité grand publique) suffisante pour satisfaire les besoins de leur intérieur. Ils choisirent donc un robot aspirateur (en fait c'est un robot brossant) LG SR1027R. Ce robot est équipé de capteurs ultra-son, d'une caméra grand angle sur le dessus qui fait du mapping (c'est un détail important j'y reviens plus tard) et d'une caméra au dessous (à priori infra-rouge ou similaire) ainsi que tout un tas de capteurs de contact.

Bon, quel rapport avec le logiciel libre me direz vous ? Et bien, il s'avère que, d'un prime abord RIEN, aucun rapport, puisqu'aucune caractéristique n'en fait mention sur les pubs ou l'emballage ou tout autre support. C'est en lisant la documentation que l'on retrouve des mentions à Linux, OpenCV, OpenSSL et de références aux licences GPL et LGPL (voir le texte ci-dessous).

A cette lecture, on voit que LG propose d'envoyer les modifications à qui le souhaite conformément aux licences, on voit également qu'ils citent les logiciels utilisés : Linux, U-Boot, OpenSSL, OpenCV ainsi que les licences. Tout cela tient sur une page plus une page avec le texte en anglais (je pense pour s'affranchir d'une traduction qui aurait pu être hasardeuse, dans le jargon juridique).

Bref, LG nous livre donc un robot aspirateur fonctionnant sous Linux, utilisant une caméra grand angle dont les images sont analysées par OpenCV et communiquant certainement avec OpenSSL (peut être pour le flashage ou toute autre communication dont je n'ai pas la teneur ou l'interface).

Il ne reste plus qu'à inspecter la bête pour savoir ce qu'elle a dans le ventre et où on pourrait trouver des points de connexion :-)

Quelques mots du robot :
J'ai vu le robot fonctionner, il est méthodique, suit bien les bords de la pièce et est tout à fait capable de se diriger dans une maison. Il est assez autonome pour faire en une seule fois une maison de 100m². Cependant, il faut bien penser à l'emplacement de la base de chargement qui est le point de départ des opérations. Il est parfois incapable de la retrouver si elle est mal placée. Une fois le bon emplacement trouver, ne touchez plus à rien, il s'occupe de tout. Un seul regret, ne pas l'avoir acheté plus tôt.

Voici la note de la doc de LG (il se peut qu'il y ait des coquilles, il s'agit d'une photo passée dans gscan2pdf utilisant tesseract et les configuration «françaises»)
Note sur les logiciels Open source
Les exécutables GPL et bibliothèques LGPL suivants utilisés avec ce produit sont sujets à des accords de licence GPL/LGPL :
EXÉCUTABLES GPL :
Linux kernel 2.6, busy box, u-boot
BIBLIOTHÈQUES LGPL:
Glibc
LG Electronics se propose de vous fournir le code source sur CD—ROM seulement pour le coût d`une telle expédition, c'est—a—dire le cout du support, de l'ernballage et de l'expédition , il vous suffit d'adresser votre demande par courrier électronique aà LG Electronics a :
opensource@lge.corn
La validité de cette offre est de trois (3) ans a partir de la date de distribution de ce produit par LG Electronlcs.
Pour obtenir un exemplaire des licences de GPL v2.©, LGPL v2.1 rendez·vous sur les sites
http://www.gnu org/licenses/old-licenses/gp|-2.0.html,
http://www.gnu org/licenses/old-licenses/lgpl-2.1 html
Vous pouvez aussi obtenir la traduction des licences de GPL v2.0, LGPL v2.1 sur les sites
http://www.gnu org/licenses/old-licenses/gpl-2.0-translations.html,
http://www. gnu org/licenses/old-licenses/lgpl-2.1-translations.html.
Ce produit inclut d’autres logiciels open source,
· OpenCV . Copyright © 2000, 2001, Intel Corporation.
· openSSL :
Logiciel cryptographique écrit par Eric Young (eay@cryptsoft.com).
Logiciel écrit par Tim Hudson (t]h@crypts©ft.com).
Logicnel développe par OpenSSL Project pour utilisation avec la boîte à outils OpenSSL Toolkit.(http://www.openssl.org)
Tous droits réservés.
Ces logiciels sont fournis en l'état par les détenteurs des copyrights et toutes les garanties expresses ou implicites, y compris, mais sans y être limite, les garanties de qualité marchande et d'aptitude pour un besoin particulier sont déclinêes.
En aucun cas, la société Intel Corporation ou ses collaborateurs ne peuvent être tenus pour responsables de dommages directs, indirects, accessoires, spécifiques, exemplaires ou immatériels (y compris, mais sans y être limité, la fourniture de biens et de services de substitution ; la privation de jouissance, la perte de données ou la perte de profits perte ou toute interruption d'activité) en raison de négligences liées à un usage inapproprié de ces logiciels, même après en avoir été averti sur l'éventualité de tels dommages.

Trouvailles en vrac

J'ai eu l'occasion de passer un peu de temps sur l'ordi ces derniers temps. Déjà suite à une demande de mon épouse concernant les niveaux d'encre des cartouches de notre imprimante je me suis rendu compte que CUPS ne rendait pas ce service. J'ai donc creusé le web et google m'a remonté l'appli Gnome inkblot et notamment un article détaillant comment l'installer correctement (attention ne mettez pas le numéro de version pour libinklevel lors d'installation via apt). Ca très bien marché.

Suite aux derniers événements de fin d'année scolaire, on est souvent confronté à devoir monter et créer des DVD à partir de sources vidéo diverses. Jusqu'à présent, j'avais un peu déblayé le terrain sans trop de succès (et de motivation soyons honnête), mais cette année, je me suis pris en main et j'ai un peu insisté pour arriver à mes fins. Voici le résultat de mes investigations (rappelons que je suis avec une ubuntu sous Gnome).
  1. Pour récupérer les vidéos de ma caméra DV, j'ai opté pour dvgrab comme je l'ai précisé dans un article un peu poussiéreux que j'avais écrit il y a quelque temps. Ce bel outil me crée des fichiers de rush au format dv
  2. Pour le montage, suite à une discussion interne sur les forums privés de mon entreprise, je me suis penché sur openshot qui permet de faire des montages simples tout en permettant d'appliquer de filtres, du titrage (avec du SVG siouplé) et tout un tas de transitions sympas. Une fois le montage effectué, il est possible de générer un fichier MPEG2 au bon format pour notre DVD (ou BluRay pour les heureux possesseurs)
  3. Une fois le montage effectué, il est possible de créer des DVD contenant plusieurs clips montés grâce à DeVeDe qui est un programme assez simple à utiliser. DeVeDe génère un petit menu au démarrage (si on lui demande gentiment) et mouline un fichier ISO qui peut être ensuite gravé avec Brasero
Je tiens donc mon « pipeline de production video » comme on dit :)

mardi 31 août 2010

Soirée astronomie grand public le 18 septembre à Quint Fonsegrives

Venez nombreux à la soirée Astronomie de Quint-Fonsegrives

Pour tous (à partir de 6 ans)

Samedi 18 septembre 2010 à partir de 20h

Salle de Représentations (Complexe Patrick Pépi)

Entrée libre et gratuite

A l'extérieur

(Parking devant la salle)

A l'intérieur

(Salle de Représentations)

A partir de 20h,
si le temps est favorable :


- Observations du ciel nocturne (Jupiter, la Lune...) avec des télescopes


- Dessine la Lune : petit concours de dessins de la lune vue à travers un télescope


De 20h à 20h30

Atelier « cherche-étoiles »

Fabriquez votre propre carte mobile du ciel

De 20h30 à 21h15

Petites expériences astronomiques

Explications de phénomènes astronomiques à partir d'expériences très simples et démonstratives

De 21h15 à 21h30

Le ciel du soir

Que peut-on voir en ce moment dans le ciel ? Simulation du ciel du jour avec le logiciel Stellarium*.

De 21h30 à 22h

Qu'observe-t-on dans l'espace ?

Tout comprendre sur les corps célestes : planètes, étoiles, astéroïdes, galaxies...

De 22h à 22h30

Promenade dans l'univers

Voyage au sein de l'univers comme si vous y étiez, grâce au logiciel Celestia*.

De 22h30 à 23h

Les grands observatoires dans le monde

Un panorama illustré des plus grands observatoires

23h

Questions-réponses

Posez vos questions, nous essaierons d'y répondre...

* Logiciels libres et gratuits, disponibles sur Internet

Animations réalisées par les bénévoles du Foyer Rural Section Astronomie.

mercredi 7 juillet 2010

Les insectes dans mon jardin

Aujourd'hui je me suis un peu documenté sur ces insectes de mon jardin
  • Les metcalfa ou Cicadelles blanches forment une sorte de duvet blanc sur mes framboisiers (et d'autres végétaux). Je pensais qu'ils étaient inoffensifs mais il s'avère qu'ils piquent et sucent le végétal hôte et peuvent l'affaiblir. Comme il s'agit d'un insecte importé d'Amérique du Nord, il n'existe pas en Europe de prédateur naturel. Il y a un programme d'insertion du Neodryinus au niveau européen, qui est un insecte (hyménoptère) d'Amérique du Nord et disposant de prédateurs naturels en europe.
  • Les «guêpes» qui nous attaquent dès qu'on se trouve en présence d'eau sont des Polistes
  • Les sortes de guêpes noires avec un segment jaune entre le thorax et l'abdomen sont des pélopées tourneurs qui construisent des nids dans notre butte, les remplissent d'araignées mortes et y pondent leurs œufs.
  • Le sphinx est le papillon qui m'a le plus intrigué, jusqu'au jour où un collègue m'a prêté un numéro de la hulotte qui lui était consacré
Bref, c'est fou ce qu'on ne voit jamais lorsqu'on se promène dans un jardin, puis un jour on se rend compte que ça grouille ... si on y prête un peu attention !

mardi 23 mars 2010

Ce que m'a légué mon arrière-grand-père

Dans des billets précédents je parlais de la lunette de mon arrière-grand-père. Cette fois-ci je vais parler des livres de ce même arrière-grand-père (que je n'ai pas connu)!

C'est lorsque j'étais petit que je m'étais dit que je ferai de l'astronomie. Et en grandissant, j'ai «oublié» qu'à ce moment là j'avais mis de côté les livres d'astronomie que mes parents avaient trouvé en triant avec mon grand-père les livres et paperasses de son père. Comme je me suis remis récemment à l'astronomie, j'ai été cherché ces livres qui étaient restés bien à l'abri dans un grand carton dans un garage à la montagne.

Voici donc quelques couvertures de « L'astronomie , revue mensuelle d'astronomie de météorologie et de physique du globe et Bulletin de la Société d'Astronomie de France »

Voici donc quelques photos de ces ouvrages.




vendredi 12 février 2010

PostgreSQL, encore abonné aux étiquettes.

J'ai pu sur framablog la traduction d'un article cette phrase :
Il y a de grandes chances que la communauté privilégie des forks existants de MySQL, probablement MariaDB de Widenius, qui est déjà intégrée au Launchpad d’Ubuntu. PostgreSQL, l’autre grande base de données open source, ne devrait pas tant en profiter car elle semble moins adaptée aux besoins des sites Web.
Ce genre d'affirmation à l'emporte pièce me fait bondir. S'il est vrai que MySQL bénéficie d'un réflexe conditionné (presque pavlovien) de la part des développeurs de sites webs interactifs. Il dénote surtout que la stratégie de MySQL AB/Sun/Oracle (dans l'ordre chronologique) envers les utilisateurs a été payante. Malheureusement, ces derniers n'apprennent rien de l'histoire et des déboires qu'ils auraient pu rencontrer à l'encontre de leur SGBD favori. Non respect des normes (ce qui est peu important pour le développement web, tant pis si on s'aliène à un seul standard, celui de MySQL), une assez grande quantité de bugs, une non tenue de charge sur des volumes moyens (et parfois l'impossibilité de faire des modifications à posteriori) et pour finir les acquisitions multiples du produit par différentes société qui font planer l'incertitude sur l'avenir du moteur font que MySQL peut s'avérer à postériori un mauvais choix de design de Système d'information, y compris pour le Web.

Le second point qui me gène c'est l'étiquette qui est collée sur PostgreSQL de SGBD « mal adapté aux problématiques web ». Certes, pendant longtemps PostgreSQL n'a pas bénéficié du choix des concepteur de web utilisant Windows comme plate-forme, plate-forme qui est, rappelons le, minoritaire dans les serveurs de production alors qu'en développement on trouve énormément de développeur sous Windows qui reste l'OS Corporate par défaut (au moins on en connait le coût réel). PostgreSQL est bien adapté au Web. Il permet d'appréhender de manière simple et efficace tout projet de ce type et d'aborder sereinement l'évolution d'un site en terme de trafic et de quantité de données. Les mécanismes qu'il est possible de mettre en place au sein de PostgreSQL afin d'améliorer les performances sont robustes et fiables. La mise en place de PostgreSQL au sein d'une infrastructure web est simple et sécurisée. PostgreSQL n'a jamais souffert de bugs majeurs après une release, preuve d'un travail de qualité effectué par une communauté (et non une entreprise) bien organisée. Enfin, vous me direz et le support? Je répondrais simplement que le support communautaire est excellent et très réactif, et si cela ne suffit pas, nombre d'entreprises de par le monde offre des solutions de support avancé pour PostgreSQL.

Il n'y a beaucoup de raison de reconsidérer dès maintenant le choix de MySQL ou tout autre fork pour un projet stable et performant en toutes situations : PostgreSQL.

jeudi 21 janvier 2010

Astrophotographie

Suite à quelques lectures intéressantes je comptais écrire un billet afin de consigner mes nouveaux apprentissage sur le sujet. Je comptais le faire après avoir vérifié par la pratique la théorie mais une question de Thomas m'a finalement décidé à consigner la pratique ici même. Voici sa question:
Comment est-ce que tu traites le bruit dans tes photos ? Comme le capteur de l'appareil photo chauffe un max pendant la prise de vue, ça induit un gros bruitage sur les clichés. Mais la "forme" du bruit est relativement constante d'une prise de vue à l'autre, donc l'idéal est de réaliser une prise de vue avec objectif bouché - donc une photo noire sur laquelle n'apparaîtra que le bruit numérique. Ensuite, tu soustraits cette image bruitée à la prise de vue normale. Est-ce que c'est comme cela que tu procèdes ? Ca serait intéressant d'en lire plus à ce sujet en tout cas :-)
La théorie dit que pour un pixel acquis, il se combine trois composantes soit pour un pixel en x,y donné que l'on nomme (Q(x,y)) (en prenant l'image ci-dessous comme origine)

  • La composante lumineuse proprement dite de l'objet vu (P(x,y))
  • La composante correspondant à la sensibilité de la cellule du capteur générant le pixel (la cellule CCD par exemple), on peut y inclure les «pixels morts» (R(x,y))
  • La composante générale du capteur (toutes cellules confondues) que l'on appelle courant de Dark (D)
Comme nous le montre la décomposition de l'image suivante :
On a donc une équation de type
Q(x,y) = P(x,y) + R(x,y) + D




Ce que l'on cherche a obtenir en astrophotographie c'est la première composante P(x,y) que l'on cherche a avoir. L'image acquise est donc l'ajout de trois images effectives : l'image de l'objet, celle de la sensibilité des différents capteurs et enfin de manière uniforme, celle du courant de Dark.

Pour obtenir le courant de Dark une seule mesure est nécessaire : Il faut prendre une photographie avec un temps de pause égal à 0.
Pour obtenir la valeur R(x,y), il est nécessaire de prendre en début de séance une photo d'une surface uniforme au niveau colorimétrique (par exemple, une zone blanche). Cette photo nous permettra de mesurer les différences de sensibilités des cellules et donc de soustraire ces informations des valeurs de Q(x,y).

Ainsi, pour une caméra donnée, il faudra d'abord avoir la valeur du courant de Dark, qui en théorie est prise une fois pour toute. Ensuite, pour chaque objet photographiée en séance, il sera nécessaire de mesurer les écarts de sensibilité du capteur (cela peut varier en fonction de la température par exemple). Ensuite il suffira d'utiliser un logiciel adapté 1, 2 pour effectuer les soustractions nécessaires sur l'image originale (ajout d'un calque que l'on soustrait).

Je pense, et c'est hors théorie qu'il faut ensuite redistribuer l'histogramme de la photo en post-traitement afin d'obtenir les détails qui ne seraient pas visibles.

Prochain rendez-vous : la pratique, mais aussi, comment mettre en œuvre un système de prise d'image... Bref tout un programme!